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The Pan African Music Magazine
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Les bonnes ondes afro du festival Rio Loco
Keziah Jones, en concert à Rio Loco le 19 juin. © Kelechi Amadi Obi

Les bonnes ondes afro du festival Rio Loco

A Toulouse du 15 au 19 juin, le grand rendez-vous musical fait une fois encore la part belle aux musiques du continent africain et de ses diasporas. PAM, partenaire de l’évènement, vous en donne un avant-goût.

Après l’édition 2021, entièrement dédiée à l’Afrique, le festival Rio Loco poursuit avec fidélité son compagnonnage en programmant une grande diversité d’artistes issus du Continent ou de ses diasporas. A commencer par les talents de la scène lisboète, dont PAM vous a régulièrement donné des nouvelles. Car le cru Loco 2022 met l’accent sur la Nova Onda – entendez la nouvelle vague- portugaise, dont la scène électronique vaut absolument le détour.

Nova onda & batida

On doit son effervescence à toute une génération de producteurs et DJ qui ont fondé des labels et des soirées qui sont autant de laboratoires et de points de ralliement pour celles et ceux qui préparent leur version de la batida. Le nom désigne une boisson, et en l’espèce ce cocktail musical singulier qui, du Brésil à Sao tomé en passant par l’Angola, prend les couleurs et les saveurs du monde entier. Impossible donc de rater les sets de DJ Marfox, le fondateur du label Principe Discos (le 17 juin), ainsi que ceux de ses camarades Dj Lycox et Nidia (le 15 juin).

Dino d’Santiago – Lokura feat. Branko (Official Video)

L’empreinte afro est d’ailleurs si forte qu’elle infuse les créateurs bien au delà de la diaspora : il suffit d’écouter les sets de Pedro, devenu tellement dingue des sons afro qu’ils ont fini par constituer la matière première raffinée de son album signé chez l’autre fameux label lisboète, Enchufada. Cerise sur le pasteis, le duo Dino d’Santiago (dont le nom évoque l’île capverdienne d’où il tire ses origines), ainsi que son comparse Branko – le cofondateur du célèbre et détonnant Buraka Som Systema joindront leurs forces le 18 juin pour faire exploser au yeux de tous l’immense richesse du métissage de cette Lisbonne d’aujourd’hui.

D’autres terres de légende trop souvent oubliées en France seront mises à l’honneur, tel le Ghana dont le genre musical historique, le highlife, est magnifiquement représenté par le groupe Santrofi, qui a su en renouveler le son tout en conservant ses fondamentaux, et notamment ses cuivres brillants et ses guitares qui tricotent ensemble de diaboliques mailles, formant un filet capable d’attirer n’importe quel danseur (le 18 juin).

Santrofi – Black and White
Donner de la voix

Et le voyage n’est pas fini, il passe par la Tunisie avec le concert, sur la grande scène le 15 juin, d’Emel Mathlouti, dont la voix s’est révélée au monde lors de la révolution tunisienne, point de départ des Printemps arabes. Le temps d’un concert très spécial, elle invite des sœurs artistes toutes plus étonnantes que les autres, pour “un moment suspendu” qui promet. La voix, c’est aussi, avec la poésie, ce qui distingue Zanmari Baré qu’on avait adoré quand il avait sorti son tout premier album, Mayok Fleur, et  puis, côté voix, il y a celle sublime, forte et fêlée de Lass qui a quitté les rivages du Sénégal pour bourlinguer en Europe, fondu sa voix dans les sons électro de Synapson comme dans les productions inventives de Bruno Patchwork (Voilaaa). Sur la “scène village” de la Prairie des Filtres, au bord de la Garonne, il présentera le 15 juin  son nouvel album – Bumayé- qui paraîtra deux jours plus tard. Les 16 et 17 juin, il donnera également deux concerts en milieu carcéral, pour les prisonniers de deux maisons d’arrêt de la région toulousaine. Une tradition que le festival honore chaque année, et qu’on ne peut que saluer. 

LASS – Mo Yaro (clip officiel)

De la Garonne aux rives du fleuve Congo, il n’y a qu’un pas, que les Kolinga devraient franchir avec bonheur, d’autant que le duo  (Rebecca M’boungou et Arnaud Estor)  est devenu sextet , avec le renfort de quatre musiciens venus enrichir leur univers. Et au fil de ces voyages afro-diasporiques, pourrait-on oublier le Brésil? Certes non : la dernière soirée fera place au grand Chico César qui a enregistré il y a quelques mois son nouveau disque en France (sur lequel, nous a-t-on soufflé, il a invité le grand Salif Keita). Après lui sur la grande scène ce 19 juin, c’est le très attendu Keziah Jones qui, en trio, viendra faire une démonstration de Blufunk, le style personnel qu’il s’est forgé et qu’il fait voyager autour du monde depuis que, des profondeurs du métro parisien, sa chanson Rythm is love l’a propulsé sur le devant de la scène mondiale.

Si avec tout ça, vous n’avez pas fait le plein de bonnes ondes, on rend notre tablier.

RIO LOCO 2022 – NOVA ONDA – TEASER

Le programme complet est ici.

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